Le sevrage tabagique et la prise de poids

Le sevrage tabagique et la prise de poids

Le sevrage tabagique, conséquence sur la prise de poids.

Des études montrent que la prise de poids peut être un frein dans la décision d’arrêter de fumer.

De nombreux travaux ont été effectués sur le sujet et notamment une étude en 1991 montre que :

  • le gain de poids moyen est de 2.8 kg pour les hommes et de 3.8 kg pour les femmes
  • 50 % des femmes grossissent à l’arrêt du tabac
  • 13 % des femmes prennent plus de 13 kilos.

Pourquoi cette prise de poids ?

cigarette-1533104_1920La cigarette est un coupe-faim : la nicotine limite les variations trop importantes de glycémie et a un impact sur les sensations de faim. En effet, en l’absence de réglementation, les fabricants utilisent des arômes pour adoucir le goût du tabac et rajoutent du sucre à souhait comme par exemple : 10% de sucres dans des tabacs à rouler, 37% dans un tabac à narguilé.

De plus, la consommation de tabac entraîne une diminution des apports alimentaires et une perte de poids due à une perte de masse grasse.

Enfin, les dépenses énergétiques augmentent avec la consommation de tabac. Ainsi, un fumeur consommant 24 cigarettes/jour augmente de 200 kcal ses dépenses énergétiques. Il faut également tenir compte de l’aspect “psychologique”. Le comportement de recherche de plaisir disparaît avec l’arrêt du tabac et un phénomène de compensation avec la nourriture fait son apparition.

Donc, à l’arrêt du tabac, l’ancien fumeur a une économie sur ses dépenses énergétiques de 200 kcal et, de plus, une prise alimentaire majorée estimée à 300 kcal en moyenne. Nous arrivons à un supplément de 500 kcal/jour.

 

Quelles solutions pour ne pas prendre du poids ?

diet-403588_1920L’arrêt du tabac est un point de départ vers une meilleure hygiène de vie : alimentation quotidienne, activité physique, temps pour soi,…

 Alimentation :

 Afin d’éviter l’excès calorique, nous vous conseillons de vous faire accompagner vers un rééquilibrage alimentaire sans être frustré par une restriction calorique, qui n’est pas la bienvenue quand on se prive déjà de fumer !

Autres éléments essentiels

Des compléments alimentaires reconnues pour augmenter les dépenses énergétiques et ainsi, compenser la réduction de ces dernières, dues à l’arrêt du tabac.

De plus, la valériane calme la nervosité et donne un mauvais goût au tabac. Le tryptophane par son effet précurseur de la sérotonine a une action «bonne humeur» et joue sur les “addictions”. Et l’omega 3 qui assurent le bon fonctionnement du système nerveux et calment l’anxiété.

 

L’activité physique :

La pratique régulière d’une activité physique ou sportive, permet de préserver, voire d’augmenter la masse musculaire, d’affiner la silhouette et surtout… d’évacuer le stress ! L’activité physique est donc un allié idéal quand on arrête de fumer.

Vous pouvez, par exemple, pratiquer chaque jour une demi-heure de marche et 1 ou 2 fois par semaine, au moins 40 minutes d’un sport d’intensité moyenne, comme la natation, le footing, le cyclisme… La pratique d’une activité physique est déterminante pour stabiliser le poids à l’arrêt du tabac.

 

Le bien-être :

C’est le moment idéal pour prendre soin de vous ! Vous allez être stressé, alors il faut vous chouchouter ! Mille solutions s’offrent à vous : un bain chaud, un massage, une soirée entre amies, un petit cadeau de récompense à l’atteinte de vos objectifs (rouge à lèvre, bijou, vêtement…).

Des solutions efficaces existent alors n’hésitez pas à nous contacter !

Source : Les études de Médisurf de 2006.

L’Assemblée nationale a validé l’instauration du paquet de cigarettes neutre

L’Assemblée nationale a validé l’instauration du paquet de cigarettes neutre

Le mercredi 25 novembre, l’Assemblée nationale a validé d’une très courte tête l’instauration du paquet de cigarettes neutre à partir de mai 2016.

Malgré toutes les alertes lancées ces derniers mois par les médecins, les scientifiques et plus simplement les vapoteurs, les pouvoirs publics ont donc choisi de mettre un nouveau coup violent à la e-cigarette libre.  Il sera donc prochainement interdit de faire sa publicité et de vapoter dans de nombreux lieux publics. Restrictions auxquelles il faudra rapidement ajouter celles liées à la Directive européenne sur les Produits du Tabac.

L’association de défense des vapoteurs va maintenant se tourner vers le Conseil d’Etat qui en octobre 2014 avait déjà émis des réserves concernant les interdictions dont était victime la cigarette électronique.

Des chercheurs de l’Université de Harvard (Massachusetts, Etats-Unis) mettent en garde les adeptes de la cigarette électronique sur la présence dans les liquides d’une substance pouvant, sous certaines conditions, être à l’origine d’une maladie pulmonaire rare, mais grave et potentiellement mortelle : la bronchiolite oblitérante.

La substance mise en cause ?

Le diacétyle, un additif alimentaire très utilisé dans l’industrie agro-alimentaire pour donner une saveur de beurre ou de fromage. Si ces informations peuvent légitimement inquiéter les vapoteurs, il faut savoir que les normes Afnor adoptées en France en mai 2015 ont anticipé le problème. “La norme XP90-300 interdit l’utilisation de diacétyle dans les produits de la cigarette électronique. Les liquides fabriqués en France sont donc en principe exempts de cette substance, quelle que soit la saveur”.

L’UE s’apprête à adopter une législation liberticide sur la cigarette électronique, qui ira à l’encontre de la santé publique et servira sur un plateau le marché de la cigarette électronique à l’industrie du tabac, à qui le phénomène a échappé jusqu’à maintenant.

La cigarette électronique a été classée comme « produit du tabac » par l’UE.

Voici donc les mesures proposées :

  • Les flacons d’e-liquides de plus de 10 ml seront interdits.
  • Le système devra fournir un taux de nicotine continue (aucun système actuel ne répond à cette exigence).
  • Les produits seront taxés pour financer « des études sur les produits ».
  • Les clearomiseurs de plus de 2 ml seront interdits.
  • La communication autour de la vape (Blog / Groupe Facebook / Youtube …) y compris la publicité sera interdite.
  • Chaque état aura le droit d’interdire la vente en ligne.
  • Les fabricants devront monter un dossier complexe qui devra être présenté 6 mois avant la commercialisation d’un nouveau produit, ce qui aura comme conséquence de freiner drastiquement l’innovation, qui a permis jusqu’à maintenant de sécuriser les systèmes, mais aussi de couler les petites et moyennes entreprises qui n’auront pas les moyens financiers de s’y conformer.
  • À la demande d’au moins trois pays membres, un produit pourra être interdit à la vente.

Ils sont médecins, pneumologues, tabacologues, addictologues, cancérologues, et ont choisi d’unir leur voix pour lancer un appel en faveur de la réduction des risques du tabagisme et en soutenant ouvertement l’usage de la cigarette électronique.

Ce communiqué fut présenté le mercredi 28 octobre dernier à l’occasion des Premières Rencontres de la Vape organisées à Paris. Le Dr Philippe Presles, président du comité scientifique de l’association SOS Addictions, est à l’origine de ce projet qui a pour objectif « une prise en compte sincère du potentiel de la e-cigarette » dans la lutte contre le tabagisme.

Pour ce faire, les 120 professionnels signataires s’appuient sur le rapport du Public Health England publié par le gouvernement anglais en août dernier. Ce travail a conduit nos voisins d’outre-Manche à faire de la cigarette électronique l’arme principale de lutte contre le tabagisme. L’étude avance en effet que l’e-cigarette est 95% moins nocive que le tabac et appelle donc à en faire la promotion et à en préconiser l’usage.

L’avis du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a été publié ce mercredi. Et il risque de faire polémique. Il souhaite ainsi “d’étendre l’interdiction d’utilisation à tous les lieux affectés à un usage collectif (…) à l’instar des interdictions frappant l’usage de tabac”. Bars, restaurants, cafés et boites de nuit…

Tous les lieux fermés et couverts qui accueillent du public sont directement visés par cette recommandation, afin d’éviter le vapotage passif. Le Haut Conseil de la Santé Publique explique cependant que contrairement au tabac, “les risques liés au vapotage passif sont nuls ou extrêmement limités pour les tiers”.

Rappelons que depuis la promulgation de la loi Santé, qui est intervenue fin janvier 2016, la cigarette électronique n’est pas la bienvenue dans certains lieux publics comme les bureaux, les écoles et les transports en commun.

Nous sommes assaillis de mesures et de contradictions sur la cigarette électronique. Nous ne pouvons que constater que la cigarette électronique peut aider certaines personnes à arrêter de fumer ou du moins de réduire “la consommation de tabac“, lorsqu’elle est considérée dans son usage initial.

Or interrogeons nous sur l’impact de la cigarette électronique sur nos dépendances comportementales, ou cognitives ?

Comment encadrer le phénomène chez les adolescents qui consomme la cigarette électronique sans culpabilité, considérant que c’est normal de vapoter, qui va certainement les conduire à devenir des fumeurs de tabacs ? Nous trouvons même des conseils sur le net comme : « 5 conseils pour bien demarrer avec la cigarette électronique ». 

La cigarette électronique rendrait les fumeurs : anciens fumeurs et les non fumeurs : des fumeurs ? Sommes nous capables de mesurer les risques psychologiques et comportementaux. La question des adolescents et de la cigarette électronique mérite d’être sérieusement traitée.

Sources: